29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 14:33

Salut les mélomanes et chercheurs de pépites !

Voici les titres que je voulais vous faire découvrir ce mois-ci. N'hésitez pas à piocher dedans pour vos playlists du moment. Et retrouvez une pépite chaque lundi sur mon compte Twitter @pvnova

Lundi 1er févier : General Elektriks - Angle Boogie

Lundi 8 février : Séverin - France-Brasil

Lundi 15 février : Beirut - Perth

Lundi 22 février : Go March - Rise

Lundi 29 février : Aymé - MORE

A bientôt pour de nouvelles découvertes !

D'ici là retrouvez cette sélection sur Twitter et sur la playlist YouTube dédiée.

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 10:46

Un format assez original pour ma dernière vidéo qui parle de neuro-sciences, de Mozart et de Minecraft. Comme quoi, tout est possible !

 

Ça fait longtemps que j'ai envie de refaire des vidéos "scientifiques". J'y avais pris goût au moment de l'Odyssée du Son, une série de vidéos un peu plus techniques avec notamment des notions de physique pour parler la nature du son. Entre temps j'étais passé à autre chose, avec notamment le retour des Expériences musicales, que vous étiez nombreux à réclamer !

 

 

Vous l'avez constaté dés les première secondes : c'est une vidéo sponsorisée. Je l'assume parfaitement et je trouverai même ça malsain d'essayer de vous la faire à l'envers.

 

Un jour les équipes de PlayStation m'ont parlé de leur service musical, ils m'ont demandé si ça m'inspirait un sujet sur autour duquel ont pourrait collaborer. J'avais vaguement entendu parler des dernières recherches en musico-thérapie et en neuro-sciences, je me suis dit qu'il y avait quelque chose à creuser, et j'avais vraiment envie de vous en parler.  

 

L'apport de la marque m'a permis (dans un premier temps) de faire des recherches et d'embaucher une petite équipe technique. Avec le reste des sous, je pourrai produire d'autres vidéos pour ma chaîne : des vidéos pas rentables, des vidéos que je peux donc faire sans avoir aucune "exigence de résultat". Le financement de ces vidéos sponsorisées me permet donc de rémunérer les intervenants sur mes autres vidéos, d'acheter des instruments ou des logiciels, bref : d'avancer.

 

Musique, Cerveau et Jeux Vidéo

La façon dont la musique agît sur notre cerveau est un domaine d'étude fascinant et en pleine évolution. Cette vidéo en est une sorte d'introduction. Il existe déjà une documentation fournie sur le sujet et je vous invite à y jeter un oeil : vous n'en croirez pas vos oreilles...

 

Pour les curieux je mets ici une liste non exhaustive des quelques articles, reportages, rapports grâce auxquels je me suis documenté (vous pouvez cliquer sur les liens).

 

- Cerveau & Psycho n°63, La musique qui soigne, Éditions Pour La Science

- France Inter, La Tête au Carré, Le pouvoir thérapeutique de la musique 

- Science et Avenir, Les vertus de l'enseignement de la musique à l'adolescence

- Réseau européen EBRAMUS : Europe, Brain and Music 

- "Le cerveau mélomane" dir. Emmanuel Bigand. Éditions Belin/Cerveau et Psycho.

- L'effet Mozart 

- Binaural Beats

- "A surprising look at what music does to your brain" 

Pour terminer un extrait de l'émission X:enius (diffusée sur Arte) "La musique : un booster de neurones".

 

Il existe une documentation de plus en plus fournie sur les effets de la musique sur le cerveau, et des études continuent d'apporter de nouveaux éléments. En matière de santé, la "musico-thérapie" 

 

- Cerveau & Psycho n°63 "La musique qui soigne", Editions Pour La Science
- France Inter, La Tête au Carré, Le pouvoir thérapeutique de la musique : http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-le-pouvoir-therapeutique-de-la-musique
- Science et Avenir, Les vertus de l'enseignement de la musique à l'adolescence : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150731.OBS3476/cerveau-les-vertus-de-l-enseignement-de-la-musique-a-l-adolescence.html
-  Arte, X:enius, La musique : un booster de neurones. https://www.youtube.com/watch?v=7BLLc0O6qRg
- Réseau européen EBRAMUS : Europe, Brain and Music http://leadserv.u-bourgogne.fr/ebramus/
- "Le cerveau mélomane" dir. Emmanuel Bigand. Éditions Belin/Cerveau et Psycho.
- L'effet Mozart : http://www.uwosh.edu/psychology/faculty-and-staff/frances-rauscher-ph.d/Rauscher_ShawKy_1993.pdf/view
- Binaural Beats : http://www.brainsync.com
- "A surprising look at what music does to your brain" : http://mic.com/articles/89655/here-s-a-surprising-look-at-what-music-does-to-your-brain#.QCdQzn9qR

Il existe une documentation de plus en plus fournie sur les effets de la musique sur le cerveau, et des études continuent d'apporter de nouveaux éléments. En matière de santé, la "musico-thérapie" 

 

- Cerveau & Psycho n°63 "La musique qui soigne", Editions Pour La Science
- France Inter, La Tête au Carré, Le pouvoir thérapeutique de la musique : http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-le-pouvoir-therapeutique-de-la-musique
- Science et Avenir, Les vertus de l'enseignement de la musique à l'adolescence : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150731.OBS3476/cerveau-les-vertus-de-l-enseignement-de-la-musique-a-l-adolescence.html
-  Arte, X:enius, La musique : un booster de neurones. https://www.youtube.com/watch?v=7BLLc0O6qRg
- Réseau européen EBRAMUS : Europe, Brain and Music http://leadserv.u-bourgogne.fr/ebramus/
- "Le cerveau mélomane" dir. Emmanuel Bigand. Éditions Belin/Cerveau et Psycho.
- L'effet Mozart : http://www.uwosh.edu/psychology/faculty-and-staff/frances-rauscher-ph.d/Rauscher_ShawKy_1993.pdf/view
- Binaural Beats : http://www.brainsync.com
- "A surprising look at what music does to your brain" : http://mic.com/articles/89655/here-s-a-surprising-look-at-what-music-does-to-your-brain#.QCdQzn9qR

Il existe une documentation de plus en plus fournie sur les effets de la musique sur le cerveau, et des études continuent d'apporter de nouveaux éléments. En matière de santé, la "musico-thérapie" 

 

- Cerveau & Psycho n°63 "La musique qui soigne", Editions Pour La Science
- France Inter, La Tête au Carré, Le pouvoir thérapeutique de la musique : http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-le-pouvoir-therapeutique-de-la-musique
- Science et Avenir, Les vertus de l'enseignement de la musique à l'adolescence : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150731.OBS3476/cerveau-les-vertus-de-l-enseignement-de-la-musique-a-l-adolescence.html
-  Arte, X:enius, La musique : un booster de neurones. https://www.youtube.com/watch?v=7BLLc0O6qRg
- Réseau européen EBRAMUS : Europe, Brain and Music http://leadserv.u-bourgogne.fr/ebramus/
- "Le cerveau mélomane" dir. Emmanuel Bigand. Éditions Belin/Cerveau et Psycho.
- L'effet Mozart : http://www.uwosh.edu/psychology/faculty-and-staff/frances-rauscher-ph.d/Rauscher_ShawKy_1993.pdf/view
- Binaural Beats : http://www.brainsync.com
- "A surprising look at what music does to your brain" : http://mic.com/articles/89655/here-s-a-surprising-look-at-what-music-does-to-your-brain#.QCdQzn9qR

Si ce nouveau format vous a plu j'ai une bonne nouvelle : j'ai déjà tourné une autre vidéo scientifque et elle sera en ligne dans les prochaines semaines !

A très bientôt, donc ;)

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 15:03

Hello, avec un brin de retard, voici mes 4 premières découvertes musicales de l'année. Tous les lundi je partage sur Twitter (@pvnova) une perle qui doit répondre aux critères suivants :

- sortie récente

- pas très connu

- grosse bombe de balle

 

Résumé des épisodes précédents :

 

Lundi 04 janvier : Half Moon Run - Turn Your Love

Lundi 11 janvier : Rukhsana Merrise - So They Say

Lundi 18 janvier : Aloha Orchestra - Come On

Lundi 25 janvier : Holy Oysters - Take Me For A Ride

Pour être sûr(e) de ne rien manquer : suivez-moi sur Twitter ou retrouvez la playlist YouTube dédiée en cliquant ici.

 

A très vite !

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 17:00

Le clip de Stay and Play est en ligne, tout comme l'EP Rock Macabre et 3 tutos pour jouer les morceaux à la guitare !

Vous étiez nombreux à nous réclamer les morceaux seuls. Et bien sachez qu'ils sont désormais en ligne sur les plateformes habituelles : Deezer, Spotify et iTunes incluses. Vous pouvez donc les écouter en streaming ou les acheter pour soutenir le projet.

 

Vous les retrouverez également sur ma page Sounclound, avec la possibilité de les télécharger gratuitement, comme la plupart de mes titres sur Soundcloud d'ailleurs.

Et pour ceux et celles qui veulent apprendre à jouer les titres, voici enfin trois tuto que j'aivais préparé sur le tournage, devant la caméra des "Bouchons du Futur" (équipe qui vous a également proposé le making-of de la websérie).

Publié par PV NOVA
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:48

Je voudrais vous faire ici un retour d'expérience sur l'aventure Rock Macabre, une websérie de François Descraques à laquelle j'ai eu l'honneur de participer en tant que comédien, et surtout en tant que compositeur. Car oui, c'est une comédie musicale, avec du rock et de la science-fiction. Et c'est Français.

 

Non, vous ne rêvez pas.

 

Pour ceux qui ont un train de retard, voici l'intégrale de la série : 3 épisodes pour une trentaine de minutes au total.

Bon, une première chose. Merci pour tous les retours que vous nous avez fait ici et là. Les bons retours, les encouragements, mais aussi les critiques souvent constructives qui nous prouvent à chaque fois que vous êtes un public fidèle mais exigeant. Et ça tombe bien car nous sommes exigeants nous aussi.

 

Avec maintenant un peu de recul, je trouve qu'on a sorti quelque chose qui tient vraiment la route. Et c'était pas gagné, croyez-moi. Car on peut tout reprocher à Rock Macabre sauf son manque d'originalité et d'envie. Voici les choses dont je suis le plus fier.

 

(humour + musique + SF) x français = ambition

 

François et moi sommes tous deux friands de comédies musicales. Mais alors attention pas n'importe quoi non plus, genre les Demoiselles de Rochefort ou Robin des Bois. Faut pas pousser. Il faut plutôt aller chercher du côté de Dr Horrible, L'Étrange Noël de Monsieur Jack, Flight of the Conchords, The Pick of Destiny... ce genre de choses. Vous même vous savez.

 

La plupart de nos références sont anglo-saxones et ça n'est pas anodin. Ce genre de comédies musicales ne fait pas vraiment partie de notre paysage culturel ; difficile de trouver un équivalent francophone à Tenacious D, bien que j'en rêverais. De son côté la Science-Fiction francophone est encore timide mais elle a déjà quelques jolis rejetons. Le Visiteur du Futur, Les Dissociés, Les Revenants... les productions de qualité se multiplient ces dernières années.

 

D'autre part, toujours pour expliquer pourquoi ce projet est ambitieux, le français est une langue difficile à manier dans ce genre d'exercice. Une langue dont la mélodie diffère fondamentalement de celle de l'anglais, plus habitué aux grands écarts harmoniques (l'accent tonique y est pour beaucoup). On peut dire que l'anglais sonne plus facilement que le français si vous préférez. D'ailleurs le fait que deux des cinq morceaux de Rock Macabre soient en anglais nous a bien aidé, même si c'est pour servir le scénario (la relation en Alban et Zoé) et ce n'est pas un aveu de faiblesse.

 

Et nous voilà donc avec nos gros sabots et un projet qui mêle science-fiction, humour et musique, tout en restant crédible (à mes yeux). Rien que ça c'est déjà fou.

 

la musique dans tous ces états

 

Autre sujet de satisfaction, le rôle et la place de la musique dans la série. Sur ce point bravo François, moi je n'y suis pour rien. Première chose, le scénario fait que les personnages chantent et jouent de la musique de façon consciente. Ça nous évite pas mal de situations bizarres ou (disons-le) ringardes. Deuxième chose, en seulement trente minutes de fiction on a :

 

- Du clip : de la musique enregistrée en studio et tournée en playback (ep.01 et 3).

 

- Du live : avec des scènes entièrement chantées et jouées sur le plateaux (ep.02).

 

- De la bande-son 100% intrumentale avec le thème de Stay And Play en version piano.

 

- Un travail sur les arrangements : dés le début on doit montrer l'évolution du groupe en fonction de ses choix de carrière. Les morceaux Mange Tes Morts et Love Is One sont donc deux arrangements différents de la même composition. Un travail intéressant à faire car il s'agit de percevoir en même temps la continuité et le grand-écart stylistique. Gros boulot aussi sur Stay And Play (épisode 3) car c'est une chanson à palier avec différents niveaux d'émotion et d'intensité. Et en plus il en existe une version acoustique (début de l'ep.03) et une version nostalgique au piano.

 

- De la post-production musicale : dans l'épisodes 2 nous avons rajouté de la musique à l'image en post-production pour donner plus de constistance aux morceaux (celui au mélodica, celui à la flûte). Dans le dernier épisode ce sont des passages orchestraux entre les différentes parties de Stay And Play, pour donner de l'intenstité dramatique tout en restant dans l'émotion du morceau.

 

Bref, autant de registres différents sur lesquels j'ai pu m'éclater comme vous le constatez.

 

une équipe beaucoup trop talentueuse

 

Je m'y attendais en travaillant avec les équipes de Frenchnerd, mais j'ai du faire face à beaucoup trop de talent et d'implication sur cette série. Je salue ici l'implication des comédiens qui ont donné de leur temps et de leur talent sur les semaines de préparation en studio comme sur le plateau. C'est tellement bien quand les intérprètes donnent le meilleur d'eux-mêmes pour sublimer votre travail.

 

Les équipes techniques et de production ont également fait un travail remarquable. Il y en a beaucoup que je retrouve régulièrement dans différents projets web (dont Les Dissociés). Bravo à eux tous, et en particulier Clément Maurin, l'ingé son qui a géré le mixage des morceaux "live".

 

Les fans de Frenchnerd ont eux aussi été incroyables. Il y avait jusqu'à 130 figurants sur le plateau et j'ai rarement vu autant de discipline et d'implication. C'est tout vu pour Le César des meilleurs figurants !

 

Et enfin, c'est ma première collaboration avec François Descraques. Ça fait des années qu'on se tournait autour en attendant LE bon projet. Au-délà de la qualité (et la quantité) du travail fourni on ne peut que saluer l'ouverture dont il a fait preuve par rapport à mes propositions, signe d'un grand respect de sa part. Maintenant on attend encore plus impatiemment la prochaine occasion de collaborer. Il est beaucoup trop tôt pour envisager une suite à Rock Macabre, mais nous n'avons fermé aucune porte derrière nous ;)

 

 

Pour en savoir un peu plus sur ce projet et la façon dont nous avons travaillé, je vous recommande ce super making-of bien documenté et bien monté.

Bon, bien sûr il y a des choses qui aurait pu être améliorées. La partie musicale comme la série dans son ensemble. J'aurais aimé avoir plus de temps pour mûrir les compositions et les arrangements. On aurait aimé pouvoir répéter et jouer Stay And Play en live sur le plateau (et non en playback comme c'est le cas). Le résultat est évidemment imparfait, mais je considère que c'est une première et que nous aurons tous l'occasion de nous améliorer sur les prochains projets. Pour le moment, après tout ce travail accompli je préfère me concentrer sur le bon côté des choses. Je pense que vous ne m'en voudrez pas.

 

Voilà c'est tout, pour le moment. Il reste encore une vidéo pour cloturer cette série : le clip de Stay And Play. Je vous fais très prochainement un nouvel article avec les tutos pour jouer les morceaux et les liens pour les écouter et les télécharger !

A très vite !

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 10:29

Hier soir, dans une salle de cinéma surchauffée de l'Est parisien : avant-première du premier long métrage français fait par internet et pour internet. "Les Dissociés", un film de 75 minutes écrit et réalisé par Suricate (Raphaël Descraques, Julien Josselin & Vincent Tirel) produit par Golden Moustache et disponible sur YouTube à partir du 24 novembre. Une bombe, dans tous les sens du terme.


Je vais vous parler un peu de ce film et de ce qu'il représente pour moi. Je serai d'une impartialité absolument inexistante, car je connais et j'apprécie toutes les personnes qui ont participé à l'aventure. Et puis surtout je joue dedans. Oui, j'ai eu cette chance, une chance de fou de pouvoir mettre ma pierre à l'édifice, si modeste soit elle.

"Les Dissociés" : Suricate met un coup de pied (de nez) au cinéma français

Sincérité et générosité

 

Je ne vous parlerai pas de l'histoire du film, pour ne gâcher aucune surprise. Ni de mon rôle, si ce n'est pour vous dire qu'on est loin du "musicien de service". Je voulais plutôt vous parler de l'impact que ce film pourrait avoir dans l'histoire. 

Pour moi ce film est déjà une réussite, par le fait même qu'il existe. Et surtout ce film fait un bien fou au cinéma français, parce qu'il transpire la sincérité - à tous les niveaux - et déborde de générosité de la part de ceux qui l'ont fait. Souvent on compare un projet de grande ampleur à un "bébé"... hier soir ça n'a pas manqué, d'autant que le projet a mis 9 mois à se mettre en place. Mais là, pour moi, c'est pas un bébé qu'ils ont fait puisqu'ils ne l'ont pas fait pour eux. C'est un cadeau, et un très beau cadeau. Merci les gars !

Bien sûr le résultat n'est pas parfait en tant qu'objet cinématographique, et connait quelques frottements et lenteurs minimes. Par exemple, le fait que tous les comédien(ne)s aient entre 25 et 35 ans, ça fait bizarre, il faut se l'avouer. Il y aussi quelques guests qui sont de passage sans que ça fasse avancer l'histoire, clairement on se fait plaiz. Mais après tout est-ce si grave de se faire plaisir ?

Ramener les défauts du film à son budget extrêmement faible (moins de 150 000 euros, soit exactement 1% du budget du nouvel Aladin) ça n'excuse pas tout. Les conditions de tournage improbables et drastiques (trois semaines seulement, une équipe vraiment réduite) n'excusent pas tout non plus. Mais en fait on s'en fout carrément : personne ne cherche d'excuse et c'est ça qui est beau. Ce film est à prendre avec ses défauts et je persite à croire que ce sont ses défauts qui le rendent beau.

Une nouvelle donne

 

Vous allez voir, ce film fait un bien fou. Déjà parce qu'il est drôle. Ensuite parce qu'il a été fait par des gens qui, plutôt que de se plaindre de l'état actuel de la science-fiction ou la comédie en France, font des choses. Ils incarnent le cinéma qu'ils aiment et qu'ils espèrent voir à l'écran. Ils se sortent les doigts et montrent l'exemple. Au final il en ressort une vidéo "crédible" : bien ou pas, c'est à vous de juger ; mais objectivement ça tient la route par rapport à ce qui peut se faire à côté et qui coute 100 fois plus cher à produire. Selon moi c'est le plus important, on ressort de ce film en se disant "c'était possible et maintenant ça y est : ça existe".


Tout ce qu'on peut souhaiter c'est qu'il y ait plein d'autres Suricate et d'autres films, d'autres auteurs et réalisateurs qui reprennent le flambeau. J'ai toujours pensé que les révolutions ne se faisaient pas d'en haut, mais forcément depuis la base. Ce n'est pas le CNC ni les producteurs qui vont changer le cinéma français, ce sont les talents qui en sont à la base. Ne manque plus qu'un succès populaire pour enterinner cette réussite. Car c'est le public qui a toujours raison (tu t'en sors bien pour cette fois Kev).

 

J'en mets ma main à couper le feu : il y aura forcément un avant et un après "Les Dissociés".

 

--> ET SINON ? // REMARQUES EN VRAC

 

- Je suis hyper fier de partager l'affiche avec 3 autres comédien(ne)s de ma troupe Les Franglaises, dans des rôles important qui plus est. Content que mes deux univers (la scène et internet) se soient enfin rencontrés. Ça marche plutôt bien, vous m'en direz des nouvelles

 

- Bravo à Boulet pour la superbe séquence d'animation qui permet au spectateur d'être un peu moins largué dans ces histoires d'échanges de corps. C'est beau et c'est bien fait.

 

- Bravo à Julien Bellanger : la musique du film est vraiment top. Encore un jeune talent prometteur !

 

- Un immense bravo à l'équipe technique, parce que c'est incroyable de se dire que tout ça a été fait avec UN SEUL mec à l'image (Remy, cadreur pointeur electro chef-op) et UN SEUL mec au son (Clément). Et bravo aux autres aussi.

Publié par PV NOVA - dans Divers
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 15:56

"Ouais salut PV, je voudrais te parler d'un projet qui mélange comédie musicale et science-fiction"

Y a pas à dire, François Descraques sait comment il faut me parler pour titiller ma curiosité. Car c'est en ces terme (à peu près, j'avoue que je fais un raccourci) que l'aventure à commencé au printemps 2015. Quelle aventure ? Celle de Rock Macabre évidemment, dont le teaser viens de sortir !

Voici donc le gros projet qui a occupé une bonne partie de mon été : une collaboration avec François Descraques (auteur et réalisateur du Visiteur du Futur, entre autres). Depuis 7 ans qu'on a sorti nos premiers projets web respectifs on se tournait autour, attendant LA bonne occasion de travailler ensemble sur un projet ambitieux et innovant. Première collaboration également avec Florent Dorin dont j'apprécie vraiment le travail (de comédien et de musicien). Au casting on retrouve également Eleonore Costes, Thibaut Farnoux, Clara Doxal et Vanessa Brias... que du beau monde !

 

Il vous reste encore quelques jours à patienter avant le premier épisode (29/10) de notre mini-série. Il y en aura trois en tout. Je ne vous en dis pas plus pour le moment, mais j'aurais l'occasion d'y revenir quand tout ceci sera en ligne ! Hâte d'avoir vos réactions en tout cas !!

Publié par PV NOVA
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 07:56

Troisième et dernière partie de mon reportage sur la création de ma première BD sortie cet été dans le recueil Disquette (éditions Dupuis). Voici d'ailleurs les liens vers la première et la seconde partie.

 

- PARTIE 3 : FINALISER LA PLANCHE -

 

 

Étape 1 : la typographie

 

Dans la série "rien n'est anodin" passons aux lettres qui composent le texte. Il m'est rapidement paru évident que je ne voulais pas utiliser une police de caractère standard pour écrire dans les bulles. Comme ces typos qu'on voit dans les traductions de Comics ou de Manga (je ne blame pas les traducteurs non plus). Il y a également de nombreux auteurs francophones qui utilisent ces polices pour faire simple et rapide. Mais moi en tant que lecteur ça me dérange si la typographie n'est pas "réaliste", si l'on sent la machine. Je n'aime pas quand deux lettres qui se suivent sont exactement pareilles. Un détail pour certains, mais voilà, la typographie est une discipline qui m'a toujours intéressé et quitte à faire une première BD, autant la faire à fond.

 

Il y a donc deux options : écrire chaque texte à la main (c'est bien mais c'est très long), ou créer une police de caractère perso et l'importer dans l'ordi. Loïc Mathonet, le dessinateur de #Lulu n'est pas un fondu de typo, je m'y collait donc. Faute de temps, j'ai choisi de créer d'une typo sur ordi. Il existe différentes offres gratuites pour faire ce type d'opérations, j'ai fini par choisir le site MyScriptFont.com, qui est simple d'accès et dont le résultat n'est pas si mal. On télécharge sur le site un template, on le remplit avec ses lettres déssinées et on récupère ensuite un fichier. Le seul défaut c'est que les bords sont un peu adoucis, on perd le côté net de certains angles. Pour une offre gratuite, c'est quand même déjà bien.

 

Making #Lulu - Partie 3

Vous remarquerez que j'ai seulement rempli certaines cases réservées auxc majuscules : c'est pour anticiper les répétitions de consonnes (tt, ss, nn, etc) : pour éviter que deux lettres qui se suivent soient identiques.

 

Enfin, en relisant Gaston Lagaffe j'avais remarqué que Franquin utilisait une typo spéciale lorsque les persnonages crient. Et moi je fais tout comme lui, alors je me suis fait une deuxième typo. Faut dire aussi que ça m'amuse beaucoup ce genre de choses alors je me suis fait plaiz.

 

Making #Lulu - Partie 3

Et ça n'est pas tout de fabriquer les lettres, il faut aussi décider de la mise en page des textes dans les bulles : taille, espacement entre les lettres, espaces interlignes, etc. Je vous l'ai déjà dit : RIEN n'est laissé au hasard. Voici un extrait de la petite notice d'utilisation de la typo LULU.

 

Making #Lulu - Partie 3

Étape 2 : la colorisation

 

C'est à ce moment qu'intervient Elvire De Cock (retrouvez tous ses travaux ici), une coloriste que m'ont présenté les équipes de Dupuis. Pour les personnages on avait déjà arrêté les couleurs des cheveux et des fringues. Pour ça il y a deux critères importants : la cohérence par rapport à la personnalité chacun et l'équilibre global entre tous les perso.

 

Il faut d'abord que les couleurs de chaque perso soit en accord avec ce qu'il dégage individuellement : si le personnage est timide (comme Lulu) il ne sera sûrement pas vêtu de couleurs vives, tandis que le violet est lui plutôt conseillé pour les personnalités complexes (comme celle d'Alice). Si vous vous intéressez au sujet il y a de très nombreux ouvrages sur la symbolique des couleurs dans les différentes cultures (on peut aussi en apprendre beaucoup sur le sujet en s'intéressant à la signification des drapeaux, bref je m'éloigne du sujet).

 

La cohérence globale est importante. Si tout le monde est en jaune où en bleu il y a problème. C'est ce que je me tue à expliquer à Peyo (le créateur des Schtroumpfs) mais il ne m'a jamais écouté. Bon là c'est un peu cliché je l'avoue, j'ai choisi d'avoir un châtain, un blond et une brune ; l'un habillé en bleu (couleur froide, introvertie et réfléchie), l'un en rouge (couleur chaude, extravertie et passionnée) et l'autre en violet (couleur intermédiaire et "dangereuse").

 

Voici les trois phases d'évolution des couleurs : d'abord mes recherches aux crayons, ensuite la version de Loïc avec ses ajustements, et enfin la version définitive par Elvire. Par ordre croissant de talent on va dire.

 

 

Making #Lulu - Partie 3

Vous remarquerez que Lulu a changé de t-shirt entre la première et la deuxième version. On voulait éviter qu'il ne ressemble trop à Samy de Scoubidou (on est jamais trop prudents, eh eh).

 

Pour tout le reste dela planche : décors, accessoires, personnages secondaires... on a laissé Elvire faire des propositions en suivant une sorte de charte graphique globale. Je lui avait préparé une note d'intention (voire un extrait juste en dessous) et au final tous ses choix ont été pertinents : je suis très content de la façon dont elle s'est approprié l'univers de #Lulu tout en y mettant sa griffe. Le résultat est vraiment très beau, en témoigne cet autre extrait avec la lumière qui sort de la chambre dans le couloir. Croyez moi ce n'est pas facile de gérer la lumière, demandez à Rembrandt.

Making #Lulu - Partie 3
Making #Lulu - Partie 3

Et voilà donc une planche finalisée, après de nombreuses heures de travail et de réflexion. Comme je vous le disais en préambule de ce reportage : bien que renseigné sur la question je ne m'attendais pas à autant de points à régler, autant d'aspects différents à prendre en compte.

 

Au final j'en retire un excellent souvenir, c'était passionnant de construire tout ça. C'était beaucoup de boulot mais je suis fier du résultat et je crois savoir que mes collègues aussi. Bien sûr il y a plein de choses que je voudrais amélorier maintenant que c'est publié, mais cela ne sert à rien de griller les étapes. Chaque chose à un début ; on ne devient pas Goscinny en 6 mois. D'ailleurs on ne devient pas Goscinny du tout - à moins d'être de porter ce nom de famille.

En tout cas j'espère avoir l'occasion de prolonger les aventures de #Lulu, surtout avec un trinôme d'enfer comme celui que nous avons créer pour ces trois premières planches ! Et la prochaine fois je m'y prendrais bien à l'avance !

 

Si vous vous intéressez à la création de bandes-dessinées et que vous souhaitez lire des gens qui s'y connaissent vraiment et pas un tocard débutant, je vous recommande chaleureusement les deux ouvrages suivants :

- Lewis Trondheim & Sergio Garcia, Bande dessinée : apprendre et comprendre.

- Philippe Vandooren, Fransuin / Jijé - Comment on devient créateur de bandes dessinées.

 

N'hésitez pas à me laisser vos impression dans les commentaires de ce blog, j'essaie de les lire régulièrement.

A bientôt !

 

Publié par PV NOVA - dans Coulisses
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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 10:05

Suite de nos aventures pour apprendre à lire entre les cases. Pour lire la première partie cliquez ici.

 

- PARTIE DEUX : FABRIQUER UNE PLANCHE -

 

 

Étape 1 : trouver le gag

 

Première chose et pas des moindres, il faut une idée. Et ça n'est pas tout d'avoir une bonne idée de gag, il faut avoir une idée adaptée (ou adaptable) au format qu'est la bande-dessinée.

 

Je suis habitué à écrire de courtes vidéos rythmée, et je pense avoir une certaine sensibilité graphique... mais bon sang qu'est-ce que c'est dur de scénariser une BD ! Pour écrire une planche il faut savoir raconter une histoire, avoir des gags en stock, savoir gérer le rythme et penser en même temps à ce que le tout soit visuel... J'ai trouvé ça beaucoup plus exigeant que ce que j'imaginais, d'autant que je suis fan de BD. Alors quand vos héros s'appellent Gotlib, Franquin ou Goscinny la comparaison peut être terrifiante. Mais on ne peut assurément pas sortir un chef-d'oeuvre dés son premier essai donc je me suis rapidement fait une raison : si je donne le meilleur c'est déjà pas mal, au moins je n'aurais pas de regrets !

 

Il faut déjà trouver le gag dans l'ensemble (comment aller d'un point A à un point B), puis élaborer toutes les subtilités intermédaires, les rebondissements et autres blagues. Il faut établir la façon d'agencer le tout et écrire le contenu des phylactères (les fameuses bulles).

 

Il faut savoir être synthétique, se passer du verbe quand le mouvement ou l'expression du visage suffit.

 

 

Étape 2 : scripter la planche

La première étape consiste donc à écrire un script de la planche. J'ai choisi de réaliser un script en deux parties : une partie texte et une partie dessinée. Le script est le document de travail partagé entre l'auteur et le dessinateur. On y retrouve
le découpage entre les scène, les dialogues, la description des décors et des notes d'intentions globales.

 

Plus on donne de détails, plus le travail du dessinateur est facilité, évidemment. Dans certains cas, je faisais également des petits dossiers complémentaires pour Loïc. Du travail de recherche pour la décoration, le look de certains personnages. Encore une fois, rien n'est laissé au hasard dans une BD : s'il y a un meuble, quel type de meuble dessiner ? Quelles photos mettre dans les cadres ? Quels vêtements accrocher au porte-manteau ? Et pour toutes ces choses là, dieu a inventé Google Image.

 

Voici un extrait du script de la planche #LE MUR

 

Le script

Le script

Comme je vous le disais la deuxième partie du script était un dessin global et simpliste de la planche, pour aider à la compréhension de la partie écrite. Voilà donc ce à quoi ressemblaient nos documents de travail (oui je dessine hyper bien je sais).

 

Le découpage de la scène

Le découpage de la scène

Étape 3 : le crayonné

 

Quand le dessinateur a reçu ces deux documents il peut enfin aller au charbon. À partir de ce moment le rôle de l'auteur devient essentiellement un rôle de consultant. On est là pour aiguiller le dessinateur, répondre à ses questions et lui faire des blagues pour pas qu'il ne déprime à passer des heures et des heures sur chaque case... car c'est extrêmement long de dessiner, plus encore que ce que vous pensez. J'ai toujours eu un grand respect pour les dessinateurs et cette aventure m'a conforté dans ce respect.

On commence par une première passe au crayon. C'est pour cela qu'on appelle la première version de la planche le crayonné. D'ailleurs on continue d'emploier ce terme, mais de nos jours la plupart des dessinateurs travaillent sur ordi avec une tablette graphique.
 

La version crayonnée

La version crayonnée

Étape 4 : l'encrage

 

Une fois le crayonné validé, on passe à la dernière étape de dessin : l'encrage. Ça porte assez bien son nom. On trace les traits définitifs sur la précédente version, pour rendre le travail plus propre, effacer les approximations. La technique traditionnelle consiste à utiliser de l'encre de chine et des porte-plumes. Pour des questions essentiellement pratiques (faute de temps) nous avons bosser sur ordi, mais le résultat reste à mon sens très artisanal et très humain.

 

On ne "sent" pas la "machine" dans le trait de Loïc comme on peut la sentir parfois chez certains dessinateurs. 

 

La version encrée

La version encrée

Une fois la planche encrée, elle peut-être envoyée à la colorisation. Et justement dans la troisième et dernière partie de ce reportage je vous parlerai de tout le travail sur la couleur et la typographie.

 

A très vite !

Publié par PV NOVA - dans Coulisses
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:00

Joie juvénile et rêve de gosse : je viens de publier quelques planches de BD chez Dupuis dans le recueil Disquette, actuellement disponible dans toutes les bonnes crémeries.

 

Joie sans retenue et non dissimulée

Joie sans retenue et non dissimulée

Ma toute première bande-dessinée s'appelle #LULU, elle a été dessinée par Loïc Mathonnet et colorisée par Elvire de Cock, avec l'aide et les conseils des équipes de Dupuis. Vous trouverez dans le premier numéro de Disquettes trois planches et autant de gags désolpilants avec Lulu, batteur de 17 ans, ses amis Camille (le guitariste, qui me ressemble comme deux gouttes d'eau) et Alice (la bassiste chanteuse).

 

Trois petites planches et des mois de travail en équipe. Je savais que ça ne serait pas si simpler de scénariser une bande dessinée, mais je ne m'attendais pas à autant de travail... J'ai vécu une aventure passionnante que je voudrais vous raconter ici. Il y a tellement de choses à dire que j'ai décider de chapitrer tout ça, en espérant que les coulisses de la BD vous intéresseront. Alors c'est parti !

Making #Lulu - Partie 1

- PARTIE UNE : la génèse du projet et la création de l'univers -

 

 

Étape 1 : Naissance d'une équipe

 

C'est en septembre 2014 que j'ai entendu parlé du projet Disquette, qui constitait donc à confier l'écriture de plusieurs planches de BD à des auteurs venus du web. Dés que j'en ai entendu parlé j'ai voulu en être. Depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours adoré la bande-dessinée. J'ai grandi avec et je n'ai jamais décroché depuis. Je continue d'ailleurs a acheté de nombreux albums chaque année, developpant avec le temps une admiration et une quasi-fascination pour le travail des auteurs et des dessinateurs que sont (dans l'ordre à peu près chronologique de nos rencontre) : Hergé, Peyo, Morris, Franquin, Goscinny, Tome & Janry, Gotlib, Edika, Maester, F'Murrr, Jodorowski & Moebius, Manu Larcenet, Lewis Trondheim, Riad Sattouf ou encore Boulet (j'ai souligné mes trois préférés, les génies ultimes de la BD).

 

Après avoir recontré les équipe de Dupuis, et séduit par ce projet qui me donnait un cadre pour réaliser l'un de rêves, je me lançais dans une double quête : trouver un dessinateur et surtout trouver une bonne idée !

 

Mes recherches pour un dessinateur m'ont amenées à croiser la route de Loïc Mathonet, allias Lodji, jeune dessinateur belge recommandé par Boriau, l'auteur de Harlem sur la Route du Diable. C'est ainsi que je me suis retrouvé à écrire une nouvelle page de la grande aventure de la BD Franco-Belge. Nous sommes encore bien loin de nos illustres prédécesseurs, il faut le reconnaître, mais je trouvais ça amusant voire motivant !

 

 

Étape 2 : Créer un univers

 

Je ne voulais pas axer la BD autour de moi. Je voulais créer plusieurs personnages forts auxquels les jeunes et les moins jeunes pourraient d'identifier. J'en suis rapidement venu à m'interesser à des lycéens, un âge "entre-deux" avec des problématiques liées à l'amitié, la famille, les études, les amours et les passions. Naturellement j'ai voulu parler d'une bande de potes musiciens. La vie d'un groupe de musique fourmille d'anecdotes loufoques et j'ai l'impression que c'est un thème sous-exploité en bande-dessinée.

 

Il m'a fallu donc commencer par rédiger une "bible des personnages" avec leurs noms, leurs traits de caractères, leurs liens et leurs histoires. Une des parties du travail les plus intéressantes. On part du néant pour donner naissance à tout un petit monde avec pour chaque personnage ses qualités, ses défauts et ses enjeux. Il faut que le tout soit équilibré et surtout intéressant pour les lecteurs. J'imaginais donc Lulu, ses potes et ses familles, en m'inspirant de plein de gens que j'avais rencontré jusqu'alors, et un peu de moi (quand même).

 

Voici d'abord un extrait de la présentation de Lulu par lui-même.

Making #Lulu - Partie 1

Et un extrait des fiches personnages, un peu plus factuelles.

Making #Lulu - Partie 1

Vous remarquerez que ces documents, en plus de décrire les personnages, me permettent de travailler sur les éléments de langages de la BD et la façon de raconter les histoire.

 

Il est nécessaire d'élaborer des personnalités complexes et riches pour développer les histoires, mais il m'a semblé utile de dégager des tendances fortes et distinctes pour chacun. En seulement quelques planches il est difficile de comprendre la mécanique propre à chaque perso, donc je voulais qu'on puisse les "résumer" rapidement. Ça donne quelque chose commme :

 

- Lulu : sensible et attachant

- Camille : drôle et provoquant

- Alice : déterminée et indépendante

 

Petite parenthèse : je voulais avoir une touche de féminité dans le trio principal mais hors de question de tomber dans les archétypes des représentations féminines. Si bien que mon personnage féminin est peut-être le plus "couillu" de la bande ! Les rageux vont rager.

 

 

Étape 3 : Dessiner les personnages

 

Avant de commencer à crayonné des petits personnages, j'ai longtemps discuté avec Loïc de la façon de le représenter, du style de dessin qui correspondait le plus à nos attentes respectives. Loïc me proposait plusieurs croquis avec des variations stylistiques pour les personnages principaux et nous nous mettions rapidement d'accord sur la direction à suivre. Je lui suggérait au passage des tenues et accessoires pour chacun des personnages, car rien n'est laissé au hasard.

Making #Lulu - Partie 1
Making #Lulu - Partie 1Making #Lulu - Partie 1
Making #Lulu - Partie 1

Jolie boucle de ceinture n'est-ce pas ? Au final le personnage le plus difficile à représenter fut Alice, peut-être pour les raisons que j'évoquais tout à l'heure. Et croyez le ou non mais pour sa coupe de cheveux on est allés piocher du côté de Miley Cyrus et Rihanna. Ça c'est de la référence !

 

Quoi qu'il en soit une fois qu'on avait tout ça on a pu s'atteler à rentrer dans le dur à savoir le contenu des planches. Je vous raconterais tout ça dans la deuxième partie de ce petit reportage.

 

A très vite !

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